Knock

Un film de :
Lorraine Levy (Cartouche – Le Fils de l’autre)
Avec :
Omar Sy (Chocolat – A vif)
Alex Lutz (Jamais contente – Catherine et Liliane)
Ana Girardot (Ce qui nous lie – Les Revenants)
Durée : 1h53
Distributeur : Mars Films
Au cinéma le 18 octobre 2017

L’action se passe dans les années cinquante. Knock (Omar Sy) un médecin récemment diplômé, débarque dans le village de Saint-Maurice. Il laisse derrière lui un passé tumultueux qu’il a pu fuir grâce à une série de circonstances heureuses. Il s’installe dans le cabinet du vieux médecin du coin qui prend sa retraite. Portant beau, séduisant, charmeur, il s’attire la sympathie des habitants en dispensant des consultations gratuites une matinée par semaine. Son objectif : s’enrichir ! Il va appliquer une stratégie qui va mettre en coupe réglée tout le canton. Partant du principe que tout bien-portant est un malade qui s’ignore, il va dépister chez chacun une maladie, imaginaire ou non, qu’il va traiter à sa manière. Les malheureux en bonne santé vont se voir infliger un régime qui ne peut que les mettre sur le flanc. Il remettra la personne sur pied, à condition toutefois qu’il soit rémunéré à la hauteur de la fortune supposée du client. Le village se sent protégé, le pharmacien est aux anges, les femmes sont sous le charme de ce bel homme, seul le curé (Alex Lutz), jaloux de voir son église désertée au profit de la salle d’attente du cabinet médical, ne croit pas au côté providentiel de ce beau parleur qu’il considère comme un truand. Deux grains de sable vont enrayer cette belle mécanique : Kock tombe amoureux d’une jeune fille atteinte d’une maladie pulmonaire, et l’un des voyous qu’il avait berné en son temps, va le retrouver et le faire chanter….

Ce film réalisé par Lorraine Lévy est une (très) libre adaptation de la pièce de Jules Romains « Knock ou le triomphe de la médecine » (1922). Nous avons tous en mémoire le Knock de Louis Jouvet. Un monument ! Comment allait s’en tirer Omar Sy ? Astuce ! Le début du film nous déstabilise d’emblée. On y voit Omar Sy rattrapé par deux voyous, roué de coups, fuyant, s’embarquant sur un bateau pour y assurer une fonction improbable d’infirmier-médecin alors qu’il n’a aucune idée de ce que peut être un malade… bref, on est loin de Jules Romains. Mais cela nous permet d’entrer dans le film et d’oublier Jouvet. Nous sommes avertis que l’histoire va nous être contée différemment.   Et là, ça va fonctionner pour certains, et probablement pas pour d’autres. Chez nous, ça a marché.

Bien sûr il y a le fameux « ça vous grattouille ou ça vous chatouille » qui finit par arriver, mais il y a aussi une succession de gags vraiment très drôles, certains font référence à des comédies que chacun reconnaîtra. Le dernier, pour ne citer que celui-là ; étant la chute de la chaire pendant un discours véhément du curé, probablement emprunté à Robert Dhery (Le petit baigneur).

Omar Sy est épatant. Il donne une dimension humaine au personnage. En dépit de sa cupidité, ce dernier nous devient peu à peu sympathique. Tout le film d’ailleurs est sympathique. Il est servi par une équipe d’acteurs qui campent à merveille des personnages, souvent désopilants, qui semblent sortir tout droit de bandes dessinées. Tous seraient à citer, à commencer par Christian Hecq le facteur qui commente les lettres qu’il distribue, Andréa Ferréol en veuve de résistant, et puis Sabine Azema, Alex Lutz, Pascal Elbé, Michel Vuillermoz, Rufus…avec eux, on ne s’ennuie vraiment pas !

C. de Rouffignac et Léa Berroche rédacteurs au magazine culturel lumières en arts

Fleuron

 



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