Le semeur

Date de sortie: 15 novembre 2017 (1h 40min)
 un film de: Marine Francen
Avec Pauline Burlet, Alban Lenoir, Géraldine Pailhas 
Distributeur:  ARP Sélection

 

L ‘origine du film est une adaptation du texte « L’ homme Semence » de Violette Aihaud.
La réalisatrice Marine Francer est séduite par la thématique et la forme poétique du roman.
En 1852  Louis Napoléon Bonaparte écrase la résistance des républicains.

 

Dans un village de montagne des hommes hostiles au bonapartisme étaient arrêtés et emprisonnés.
Livrées à  elles mêmes, les femmes faisaient tous les travaux des champs.
Après plusieurs mois passés dans un isolement totale, l arrivée d ‘un homme va bouleverser l existence de ces jeunes femmes, en particulier Violette qui en tombe amoureuse.
Leur promesse faite auparavant ( celle du partage de cet homme )ne peut compromettre l amitié qui lie toutes ces femmes entre elles; comment Jean va-t-il réagir?

Un très beau film émouvant, et , donc les splendides images ne laissent pas indifférent .

Léa Berroche rédactrice au magazine culturel lumières en arts

 

L’action se passe à l’avènement du second empire, lors de l’anéantissement des républicains par les armées de Louis-Napoléon Bonaparte.Des soldats viennent rafler brutalement tous les hommes dans un village de montagne pour les conduire vers une destination inconnue. Les femmes se retrouvent seules, isolées de tout, n’osant descendre à la vallée de crainte de révéler ainsi leur vulnérabilité. La vie s’organise mais peu à peu l’absence des hommes se fait cruellement sentir, non seulement pour les travaux quotidiens mais aussi sur un plan affectif. Leurs nuits sont peuplées de fantasmes, le sommeil ne vient pas, les hommes qui partageaient leur lit leur manquent. Et si les hommes ne revenaient pas, qui va leur faire des enfants ? Et si un seul d’entre eux revenait, que se passerait il ? Elles font alors le serment insensé de le partager : cet homme serait l’amant de toutes ou il ne le serait d’aucune !

Un beau jour, venant de l’on sait d’où, arrive Jean qui se dit maréchal ferrant. Le village consent à lui offrir l’hospitalité pour une nuit. Violette est chargée de son accueil. Le lendemain, les femmes acceptent son offre de service aux travaux des champs contre le gite et le couvert. Violette et Jean sont les seuls de la communauté à savoir lire. Leur passion pour la lecture va les rapprocher et une nuit, Violette ne rejoindra pas sa chambre. Mais les femmes du village rappellent à Violette leur serment initial ! Que va-t-elle décider, déchirée entre son amour naissant et la fidélité qu’elle doit à la parole donnée ?

Ce que l’on retient d’abord du film de Marine Francen, c’est la beauté du lieu, la rusticité de ce village accroché à la montagne, la lumière des intérieurs, la délicatesse des personnages, la sobriété du récit, le mystère des non-dits. Au-delà de l’œuvre poétique, ce récit de paysannes unies face au danger illustre le thème universel de la lutte des femmes pour leur liberté.

Le casting est remarquablement choisi. Pauline Burlet et Alban Lenoir créent les personnages de Violette et Jean avec toute la retenue qui sied à l’histoire. Il n’y a pas de rôle accessoire. Chacun évoque un aspect de la féminité dans ce monde rural. Les comédiennes seraient toutes à citer, tant leur composition est remarquable.

C. de Rouffignac rédacteur au magazine culturel lumières en arts



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