Lhermine-afficheUn film de : Christian Vincent (Les Complices)
Avec : Fabrice Luchini (Les Femmes du 6e étage – Jean Philippe)
Sidse Babett Knudsen (After the wedding – Borgen)
Durée : 1h38
Distributeur : Gaumont distributeur
Sortie au cinéma : 18 novembre 2015

Le film met en scène un président de Cour d’Assises, détesté de ses collaborateurs et subalternes, intransigeant, surnommé le Président « à deux chiffres » car avec lui les accusés en prennent au moins pour dix ans. La Cour va avoir à juger un homme accusé d’avoir tué sa petite fille. La maman est là, au titre de partie civile. Tous deux sont des êtres falots. Elle ne se souvient de pas grand-chose, parait absente, n’accuse pas son mari. Lui, après s’être constitué prisonnier est passé aux aveux. Au procès, il reste totalement muet, répétant sans cesse qu’il n’a pas tué sa fille. Le visage fermé, le regard fuyant, obstiné dans son silence il donne l’image du coupable incontestable.

Le sort a voulu que Ditte Lorensen-Coteret fasse partie du Jury. Ditte est médecin réanimatrice. Elle a eu le Président comme patient il y a six ans pendant les semaines qu’il a passées à l’hôpital… À l’issue d’une audience, il cherche à la revoir…

La réalisation de Christian Vincent est superbe, subtile, intelligente et souvent drôle. Fabrice Luchini, tout en retenue, incarne ce magistrat dominateur au Palais mais méprisé chez lui. Sidse Babett Knudsen, Ditte, est merveilleuse dans ce rôle de femme qui croise le chemin de cet homme toujours amoureux d’elle. Elle va littéralement éclairer le Président par ses sourires lumineux et son regard plein de tendresse, sans jamais faire allusion au procès. Peu à peu cet homme qui paraissait inflexible dans son rôle, va écouter, s’adoucir, mettre en doute les arguments de l’accusation ….

Le film a reçu deux récompenses à la Mostra de Venise, Fabrice Luchini a reçu La Coupe Volpi pour la meilleure interprétation masculine et Christian Vincent le Prix du meilleur scénario, le film a été nommé pour l’attribution du Lion d’Or.

Christian de Rouffignac et Léa Berroche