Rubens – Portraits princiers – Musée du Luxembourg

Jusqu’au 14 janvier 2018 vous pouvez admirer la partie la plus prestigieuse de l’œuvre de Rubens au musée du Luxembourg .

Pour un peintre les commandes faites par les rois, les reines, les princes et les princesses sont les plus valorisantes. Peintre des princes, il fut à son époque le prince des peintres. L’exposition nous montre le cheminement de Rubens en Europe et ses séjours dans les cours princières. Elle nous montre d’abord l’importance du rôle que joue Marie de Médicis dans sa carrière.

Né dans une famille aisée d’Anvers son éducation lui permettra de savoir comment se comporter dans une cour princière. Il séjourne en Italie de 1600 à 1608. Il assiste au mariage de Marie de Médicis à Florence puis est envoyé en 1603 par le duc apporter des cadeaux diplomatiques en Espagne. Il en profite pour étudier les portraits officiels réalisés par les grands peintres  passés ou présents comme Le Titien à Madrid ou Pourbus le Jeune peintre à la cour des Gonzague.

En 1608 , il retourne à Anvers au chevet de sa mère malade. Les Habsbourg souverains des Flandres veulent en faire leur peintre attitré : L’archiduc Albert et l’archiduchesse Isabelle Claire Eugenie fille de Philippe II roi d’Espagne.
Celle-ci devenue veuve en 1621 prend l’habit de religieuse et emploie Rubens comme diplomate au service de la paix.

En 1628, elle l’envoie à Madrid où Philippe IV roi d’Espagne lui demande de peindre les membres de sa famille.

En 1622, Marie de Médicis veuve d’Henri IV, qui a négocié le mariage de ses aînés Louis XIII avec Anne d ‘Autriche et Elisabeth avec le futur Philippe IV lui demande de peindre une série de portraits relatant sa vie et celle de son défunt mari. Ces images ont pour but de légitimer sa position politique. En conflit avec son fils, elle est écartée du pouvoir en 1631 et part vivre à Anvers. Une galerie consacrée à Marie de Médicis, petite fille d’empereur, femme d’Henri IV et mère ou belle-mère des plus puissants souverains de son temps.

Rubens utilise l’allégorie pour valoriser les qualités du modèle et insister sur ses valeurs morales plus que sur son aspect physique. Ce langage allégorique de la peinture marquera le XVIIème siècle et permettra de rendre héroïque  des princes et princesses de cette époque.

Rubens par sa maîtrise du portrait et un certain degré d’intimité avec ses modèles en font un des témoin les plus prestigieux de son temps.

Exposition organisée par la réunion des musées nationaux. Grand Palais.

Clin d’oeil : Le salon de thé Angelina à l’entrée du Musée vous propose de déguster « Le Médicis » une pâtisserie spécialement imaginée pour l’occasion

Informations pratiques
D
u 4 octobre 2017 au 14 janvier 2018
Lieu :
Musée du Luxembourg
19, rue de Vaugirard
75006 Paris

Horaires :
Du lundi au jeudi de 10h30 à 18h00
Du vendredi au dimanche de 10h30 à 19h00
Site internet

Hervé Lejosne et Léa Berroche rédacteurs au magazine cultuel Lumières en arts

Fleuron

 



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