La salle des profs, dernier long-métrage du réalisateur Ilker Catak, fait grand bruit en Allemagne, et à raison. Anxiogène, doté d’une mise en scène soignée et d’un montage clinquant, le long-métrage prend des airs kafkaïens, a travers cette histoire en apparence banale de vol au sein d’un petit collège allemand, et dans lequel manifestement l’institution ne fonctionne plus. Le spectateur est tenu en haleine du début à la fin, et passe par une myriade d’émotions, entre stupeur, révolte, tristesse, colère parfois. Le film n’oublie par ailleurs aucun aspect de son sujet, traitant à la fois de la place des parents, de la relation entre élèves, avec les professeurs, et entre personnels enseignants. La conclusion reste quelque peu déroutante, sujette à interprétation, avec un plan final frappant, qui ne manque pas de rappeler certaines idées de Ruben Ostlund, doublement prime a Cannes. Un tres bon moment de cinéma, qui permet d’ouvrir au débat et de questionner le spectateur.


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