free love afficheUn film de :
Peter Sollett (Une nuit à New York – Ben And Kate)
Avec :
Julianne Moore (Non-Stop – Maps To The Stars)
Ellen Page (Touchy Feely – The East)
Steve Carell (Crazy, Stupid, Love – Cet été-là)
Durée : 1h44
Distributeur : Bac Films
Au cinéma : 10 février 2016

Dans le New jersey, début des années 2000, Laurel Hester, une brillante policière aux 23 années de service exemplaires, va rencontrer une jeune fille, Stacie, de 20 ans sa cadette, au cours d’un match de volley. Stacie drague ouvertement Laurel qui, en réalité était venue dans ce club, très éloigné de son domicile, pour y faire des rencontres. Après quelques entrevues parfois conflictuelles, elles finissent par tomber amoureuses l’une de l’autre. Une chaumière, deux cœurs, un chien, voilà tout leur rêve. Elles établissent entre elles un « partenariat », un statut difficile à obtenir, qui confère dans le New Jersey les mêmes droits au conjoint que ceux acquis par les liens du mariage. Tout s’effondre lorsque Laurel apprend qu’elle est atteinte d’un cancer pulmonaire au stade terminal. Se sachant perdue, elle veut que Stacie perçoive sa pension pour qu’elle ne soit pas démunie après sa mort. Elle se heurte à sa hiérarchie qui refuse de l’aider dans sa démarche. Elle se retourne alors vers la Commission du Comté à qui revient la décision finale de l’attribution de la pension. Sa requête, qui entre pourtant dans le cadre de la loi, est catégoriquement rejetée, pour des raisons de « morale » et, surtout, pour des préoccupations électoralistes. Elle, qui a lutté toute sa vie au nom de la justice, va tout mettre en œuvre pour que Stacie obtienne de la justice ce qui lui revient en droit.

Un film bouleversant, pudique, tiré d’une histoire authentique, profondément humaine, banale à ses débuts, faite de purs sentiments entre deux êtres. Selon son réalisateur Peter Sollet, le film n’a pas été conçu « pour dépeindre cet univers tel qu’il était, mais tel qu’il existait à travers le regard de Laurel et Stacie ». C’est réussi.

Julianne Moore et Ellen Page, remarquables dans leur interprétation de Laurel et Stacie, donnent au récit la sobre authenticité qui convient pour nous faire adhérer à l’histoire.

Christian de Rouffignac et Léa Berroche

Fleuron